GIRLS : la série qui aura marqué une génération

Cela fait maintenant 6 saisons que nous suivons toutes assidûment une des meilleures séries de notre époque, j’ai bien-sûr nommé : GIRLS.

Pourquoi on aime cette série ? Lena Dunham n’avait que 25 ans lorsque elle a créé cette œuvre. Elle est alors adorée, vénérée, mais aussi méprisée. Cette jeune femme est un véritable ouragan : brillante, drôle, utilisant le sarcasme à la perfection, elle peut aussi être insupportable. Bref, un beau mélange d’émotions qui lui permettront de garder une belle place sur le devant de la scène tout au long des épisodes de Girls.

Lena Dunham joue le personnage d’Hannah Horvath, une jeune new-yorkaise d’adoption, hilarante et antipathique. L’histoire, tout le monde la connait : une groupe d’amis vivants à NYC, tous aussi délurés les uns que les autres. Un scénario facile. Le point de fort de cette série, c’est sans doute le ton très réaliste qui est employé dès le début, souvent abandonné dans d’autres séries que l’on suit. La proximité de la vie de Lena et de celle d’Hannah ne passe pas inaperçue : ses questionnements sur la vie, son cercle d’amis, son cocon familial, beaucoup de points communs ressortent. C’est alors qu’on s’identifie au personnage d’Hannah car elle est « vraie ». Elle a exactement les mêmes problèmes et parfois, les mêmes réponses, que nous toutes. Nous sommes face à un témoignage, plus qu’à une fiction, et ça nous plait !

Les autres personnages sont tout aussi attachants que décevants. On leur doit une belle satire de la société actuelle : l’égocentrisme de l’être humain, la difficulté de grandir et de devenir adulte, la compétition, le sexe, l’amour et l’amitié. Tout ce beau mélange poussé à l’extrême dans les rues de Brooklyn est captivant.

Au fil des épisodes, on découvre les caractères du groupe d’amies d’Hannah : Jessa, Shoshanna, Marnie. Car Girls ne serait rien sans elles :

 

On tombe presque amoureuse d’Adam, qui devient subitement l’homme le plus sexy de ces dernières années (alors qu’avouons-le, on ne l’aurait pas remarqué s’il n’avait eu ce rôle absolument dément) !

Puis, on découvre petit-à-petit le bel Elijah Krantz, avec qui nous n’avons plus de secrets : on se dit et montre tout, pas de tabou, pas de gêne ni de honte, c’est le naturel qui compte.

Le troisième homme ayant une place importante est Ray Ploshansky. Manager d’un café, Ray est lui aussi paumé dans la vie. Comme nous tous, il fait des essais, pas tous concluants, mais il a le mérite d’être honnête. Bref, on l’aime bien.

Aujourd’hui, Lena Dunham est une tigresse. Elle utilise les réseaux sociaux parfaitement, infatigable, elle déclame fièrement ses positions politiques, ses humeurs, ses coups de gueule… Tout cela dans une prose moderne, à base de tweets et de hashtags.

https://www.instagram.com/lenadunham/

Nous ne sommes pas ici pour spoiler la Saison 6, brillante, captivante et malicieuse.

Bel exemple du discours d’Hannah dans un des 1er épisode de la saison finale : «Je crois que suis parfaite pour l’esthétique de Slag Mag, parce que j’ai beaucoup d’esprit et que je suis très narcissique (…) l’autre truc c’est que j’en n’ai rien à foutre de rien, tout en ayant un avis sur tout, même quand je n’y connais pas grand chose».

Qu’on  l’aime ou pas, Lena Dunham a le mérite de nous envoyer en pleine face certaines facettes de notre monde !

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